‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1234 sur 1518 · CHANSON DU BERGER · texte numérisé non relu

CHANSON DU BERGER

Quand on diffère à se rendre.

Une belle peut prendre De la fierté ;

.Mais contre un cœur tendre Pourquoi défendre Sa liberté '?

LE GÉNIE

Achevez, et formez pour spectacles nouveaux, Et des buissons, et des berceaux.

[Les arl)res qui ont paru sur la montagne, s'en séparent, et forment successivement des buissons, des allées et des )>erceaus.)

LE GÉNIE poursuit.

Hé bien, Musc, es-tu satisfaite?

THALIE

Je t'admire et me tais.

LE GÉNIE

Après ce que tu vois, Des fêtes dont l'amour me doit laisser le choix, Puisque j'en prends le soin, ne sois plus inquiète.

LA NY.MPHE ET LE BERGER, chantent ensemUe.

Ah, qu'il est doux de s'unir à l'amour!

Avec l'amour on peut tout faire ;

La beauté la plus sévère

A beau fuir ce qui peut l'enflammer à son tour.

Cherchez toujours à lui plaire.

Vous trouverez un heureux j(jur.

Ah, qu'il est doux de s'unir à l'amour!

Avec l'amour on peiU tout faire.

LE GÉNIE

Allons, c'est trop tarder, suis-moi.

THALIE

Pour l'Inconnu j'attends beaucoup de toi. L'eutreprise est un peu hardie; Mais je n'ai rien promis dont je ne vienne à bout.

LE GÉNIE

Je le crois ; ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on publie Que les Français ont un génie Qui les rend capables de tout.

(Ils passent, en s'en retournant, par-dessous une allée qui occupe le milieu du théâtre, et qui en tient toute la longueur ; et lorsqu'ils sont tout à fait retirés, cette grande allée forme trois petits monts, qui se changent en un instant en plusieurs arbres : ces arbres se retirent un moment après, et les violons jouent une ouverture.)

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