SCÈNE X
LÉON.\RD, D. FERNANf», UCRÈCE, BÉATRIX, MENDOCE, PHILIPIN.
D. FERNAND
Que ce jardin est beau !
LÉONARD
Comme j'en fais ma joie, Tout mon soin chaque jour à l'embellir s'emploie.
Surtout de ce ruisseau le murmure est charmant.
LKONARD.
Ma fîlle, approche-toi, voici ton diamant.
LUCRÈCE, â Béalrix.
Faut-il souffrir ici cet objet de ma haine?
LÉONARD, lui reuJaiil sa hi:guc.
Rends grâce à don Fernand qui nous lire de peine.
D. FERNAND
Madame, si le ciel répond à mes souhaits.
Vous connaîtrez mon zèle à de plus grands effets.
LUCRÈCE
Vous m'obligez, monsieur, plus que je ne mérite.
LÉONARD, ro:;anf etilrer Lcouor.
Que nous veut celte dame ?
MENDOCE, sur la palissade,
0 que je vole vile !
Je passe sur un lieu de l'autre différent, Et le bruit qu'on y fait est de beaucoup plus grand.
SCÈXE XI
LÉONOR. LÉONARD, D. FERNAND. D. LOPE, LUCRÈCE, nÉ.\TRlX, MENDOCE, PIIILIPIN.
LÉONOR
Ne VOUS étonnez pas si j'ose ici paraître, Je n'y viens, Léonard, que pour chercher un Iraîli'e, Et pour vous avertir qu'au mépris de ses feux Un parjure insolent nous affronte tous deux:
LE FEINT ASTUOLOGUG, ACTE V, SCÉNK XIII.
S'il aime volrc fille, il est adoré d'fllo. Ce réciproquo amour me le rend iiifulèli:; Il est caché céans, ce lâche subornoiir, Prenez mes intérêts, et vengez votre honneur.
LUCRÈCIÎ, /'as.
0 mailieni' imprévu !
.IIENDOCE, stir In piilissaile.
J'cnt(!nds la voix plaintive, Sans doute à mon pays c'est signe que j'arrive.
LÉONARD, rrijardu)!! Lncrùce.
Un homme ici caché?
LUCRÈCE
De quoi m'accusez-vons?
LÉONARD
Sois sans crime, auli'cment redoute mon courrou.x : Mais je veux me purgei- do ce soupçon infâme, I! faut chercher partout. Allons, venez, madame, Voyons tout le jardin.
LÉONOR
Serait-il point ici?