LA COMTESSE, OLYMPE, LE MARQUIS, LE CHEVALIER
LA CO.MTESSE.
Pour des gens de leur sorte, il n'est pas ordinaire D'agir ainsi sans intérêt.
LE CHEVALIER
C'est là ce qui n'arrive guère ; Mais n'ai-je point deviné ce que c'est? Ils vous auront volée ; et dans la juste crainte De se voir sur le fait honteusement surpris. Leur générosité peut-être est une feinte
Pour cacher ce qu'ils vous ont pris ; Ils ontia main subtile; et l'un d'eux, ce me semble,
S'est assez approché de vous.
LA COMTESSE
J'ai peine... Mais, ô ciel 1
LE CHEVALIER
Serait-ce un de leurs coups, Et vous ai-je dit vrai "?
LE MARQUIS
J'en tremble.
LA COMTESSE
Non, c'est leur faire tort qu'avoir ces sentiments; Mais voyez ce que je rencontre.
Un billet avec cette montre.
OLYMPE
Quel éclat ! Ce ne sont partout que diamants.
LA COMTESSE, Ut.
<i Puisque l'excès de ma tendresse [charmants. Rend mes jours pour vous seule ou plus ou moins Souffrez que cette montre, ô divine comtesse,
Vous en offre tous les moments.
Qu'elle avance, qu'elle demeure,
Consullez-la souvent : si mou feu vous est doux,
Quelque heurequ'elle marque, ellemarqueral'heu-
Où vous m'aurez auprès de vous. » [re
0 ciel que de galanterie !
Jamais, par cette voie, a-t-on fait des présents ?
Se servir pour cela de gens Qui mettent à voler toute leur industrie ! Rappclcz-les, allez.