‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1296 sur 1518 · OLYMPE, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

OLYMPE, LE MARQUIS

Majoieestsans seconde.

Marquis, et, grâce au ciel, tout va le mieux du monde. Notre comédien, comme je l'avais cru.

S'est trouvé l'un de ceux qui servent l'Inconnu ; Il a pris mon billet et l'envoie à son maître. Sûr, dit-il, que demain il se fera connaître.

LE MARQUIS

Le terme n'est pas long.

OLYMPE

Pour moi j'ai supposé Qu'il a suivi la troupe en habit déguisé. L'entreprise pour lui ne serait pas frivole.

LE MARQUIS

Si dans la comédie il avait pris un rôle? Mais vous en connaissez le visage ?

OLYMPE

Il ne faut Qu'un léger changement pour me mettre en défaut.

LE MARQUIS

Qu'il vienne, c'est à lui de se tirer d'affaire.

OLYMPE

Je ne parlerai point, et le laisserai faire : Mais, s'il est bien reçu, vous empêcherez-vous. Quoi que vous m'ayez dit, d'eu paraître jaloux?

LE MARQUIS

Madame...

Il ne VOUS fautquedeuxmotsde tendresse, Pour faire de nouveau balancer la comtesse; J'en crains dans votre cœur le dangereux retour.

LE MARQUIS

Non, si de l'Inconnu je traverse l'amour. Me punisse le ciel ; mais j'ai bien lieu de craindre Que de moi son bonheur ne vous porte àvousplain- Et qu'après sou hyincu vous n'accusiez ma foi. [dre,

OLYMPE

Répondez-moi de vous, je vous réponds de moi. Mais la comtesse vient.

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