OLYMPE, LE MARQUIS
Majoieestsans seconde.
Marquis, et, grâce au ciel, tout va le mieux du monde. Notre comédien, comme je l'avais cru.
S'est trouvé l'un de ceux qui servent l'Inconnu ; Il a pris mon billet et l'envoie à son maître. Sûr, dit-il, que demain il se fera connaître.
LE MARQUIS
Le terme n'est pas long.
OLYMPE
Pour moi j'ai supposé Qu'il a suivi la troupe en habit déguisé. L'entreprise pour lui ne serait pas frivole.
LE MARQUIS
Si dans la comédie il avait pris un rôle? Mais vous en connaissez le visage ?
OLYMPE
Il ne faut Qu'un léger changement pour me mettre en défaut.
LE MARQUIS
Qu'il vienne, c'est à lui de se tirer d'affaire.
OLYMPE
Je ne parlerai point, et le laisserai faire : Mais, s'il est bien reçu, vous empêcherez-vous. Quoi que vous m'ayez dit, d'eu paraître jaloux?
LE MARQUIS
Madame...
Il ne VOUS fautquedeuxmotsde tendresse, Pour faire de nouveau balancer la comtesse; J'en crains dans votre cœur le dangereux retour.
LE MARQUIS
Non, si de l'Inconnu je traverse l'amour. Me punisse le ciel ; mais j'ai bien lieu de craindre Que de moi son bonheur ne vous porte àvousplain- Et qu'après sou hyincu vous n'accusiez ma foi. [dre,
OLYMPE
Répondez-moi de vous, je vous réponds de moi. Mais la comtesse vient.