‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1347 sur 1518 · SCÈNE IV D. JUAN, SGANARELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV D. JUAN, SGANARELLE

D. JUAX.

Mourez quand vous voudrez, il ne m'importe guère. Ah, que sur ce jargon qu'à toute heure j'entends. Les pères sont fâcheux qui vivent trop longtemps!

SGANARELLE

Monsieur...

D. JDAN".

Quelle sottise à moi quand je l'écoute!

SGANARELLE

Vous avez tort.

J'ai tort?

SGANARELLE

Hé.

n. JUAN.

J'ai tort?

SGANARELLE

Oui, sans doute, Vous avez très grand tort de l'avoir écoulé Avec tant de douceur et tant d'honnêteté. Le chassant au milieu de sa sotte harangue. Vous lui deviez apprendre à mieux régler sa langue. A-t-on jamais rien vu de plus impertinent? Un père contre un fils faire l'entreprenant? Lui venir dire au nez que l'honneur le convie A mener dans le monde une louable vie? Le faire souvenir qu'étant d'un noble sang. Il nedevraitrien faire indigne de son rang? [suivre! Les beaux enseignements ! C'est bien ce qu'on doit Un homme tel quevous,quisaitcommeilfautvivre; De votre patience on se doit étonner.

Pour moi, je vous l'aurais envoyé promener.

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