‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1349 sur 1518 · SCÈNE VI D. JU.\N, M. DIMANCHE, SGANARELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI D. JU.\N, M. DIMANCHE, SGANARELLE

D. JUAN. [joie

Bonjour, monsieur Dimanche. Hé, que ce m'est de De pouvoir... Ne souffrez jamais qu'on vous ren-

[voie.

LE FESTIN DE PIERRE, ACTE lY, SCÈNE YI.

J'ai bien grondé mes gens, qui sans doute ont eu tort De n'avoir pas voulu vous faire entrer d'abord; Ils ont ordre aujourd'hui de n'ouvrir à personne, Mais ce n'est pas pour vous que cet ordre se donne ; Et vous ôtes en droit, quand vous venez chez moi. De n'y trouver jamais rien de fermé.

M. DIMANCHE

Je croi.

Monsieur, qu'il...

D. JUAN

Les coquins! Voyez, laisser attendre Monsieur Dimanche seul! Oh, je veu.x leur appren- A connaître les gens. [dre

M. DIMANCHE

Cela n'est rien.

D. JUAN

Comment?

Quand je suis dans ma chambre, oser effrontément Direà monsieur Dimanche, au meilleur...

M. DIMANCHE

Sans colère, Monsieur, une autre fois ils craindront de le faire. J'étais venu...

D. JUAN

Jamais ils ne font autrement.

Çà, pour monsieur Dimanche, un siège, prompte- M. DIMANCHE. [ment.

Je suis dans mon devoir.

Debout! Que je l'eudure!

Non, vous serez assis.

M. DIMANCHE

Monsieur, je vous conjure...

D. JUAN

Apportez. Je vous aime, et je vous vois d'un œil... Otez-moi ce pliant, et donnez un fauteuil.

M. DIMANCHE

Je n'ai garde, monsieur, de...

D. JUAN

Je le dis encore.

Au point que je vous aime, cl que je vous honore. Je ne souffrirai point qu'on mette entre nous deux Aucune dilféreuce.

M. DIMANCHE

Ah ! Monsieur.

D. JUAN

Je le veux.

Allons, asseyez-vous.

M. DIMANCHE

Comme le temps empire...

D. JUAN

Mettez-vous là.

M. DIMANCHE

Monsieur, je n'ai qu'un mol à dire.

J'étais...

Mettez-vous là, vous dis-je.

M. DIMANCHE

Je suis bien.

D. JUAN

Non, si vous n'êtes là, je n'écouterai rien.

M. DIMANCHE, s'asseyanl dana un fanleiiil.

C'est pour vous obéir. Sans le besoin extrême...

D. JUAN

Parbleu, monsijeur Dimanche, avouez-le vous- Vous vous portez bien. [même.

M. DIMANCHE

Oui, mieux depuis quelques mois Que je ne l'avais fait. Je suis...

D. JUAN

Plus je vous vois, Plus j'admire sur vous certain vif qui s'épanche. Quel teint !

M. DIMANCHE

Je viens, monsieur...

D. JUAN

Et madame Dimanche, Comment se portc-t-ellc?

M. DIMANCHE

Assez bien, Dieu merci.

Je viens vous...

D. JUAN

Du ménage elle a tout le souci; C'est une brave femme.

M. DIMANCHE

Elle est votre servante.

J'étais...

D. JUAN

Elle a tout lieu d'avoir l'àme contente. Que ses enfants sont beaux. La petite Louisou, Je...

M. DIMANCHE

C'est l'enfant gâté, monsieur, de la maison. Hé?

D. JUAN

Rien n'est si joli.

M. DIMANCHE

Monsieur, je...

D. JUAN

Que je l'aime!

Et le petit Colin, est-il encor de même? Fait-il toujours grand bruit avecque son tambour?

M. DIMANCHE

Oui, monsieur, on en est étourdi tout le jour. Je venais...

Et Brusquet, est-ce à son ordinaire?

L'aimable petit chien, pour ne pouvoir se taire; Mord-il toujours les gens aux jambes?

M. DIMANCHE

A ravir.

C'est pis que ce n'était, nous n'en saurions chevir; Et quand il ne voit pas notre petite lille...

D. JUAN

Je prends tant d'intérêt eu toute la famille. Qu'on doit peu s'étonner si je m'informe ainsi De tous l'un après l'autre.

LE FESTIN DE PIEflUE, ACTE IV, SCÈNE VII.

M. DIMANCHE

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