‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 140 sur 1518 · I.ÈONOR · texte numérisé non relu

I.ÈONOR

Toute douleur s'apaise auprès d'une maîtresse. Ah! Si pareil bonheur...

D. UEllTiiA.ND.

C'est bien pour votre nez.

LÉON un.

Si vous vouliez pourtant...

D. BERTRAND

Ail! Vous m'importunez.

LÉONOR

Don Alvar...

D. BKRÏIIAND.

Don Alvar n'est pas encor trop sage, Je veux laisser mûrir son esprit davantage; Pour quelque couple d'ans rengainez vos amours.

LÉONOR

Mais vous ne songez pas que je vieillis loujuurs.

D. BERTRAND

N'importe.

Puisqu'il m'aime...

I). bi:rtrand.

Achevons, je vousprie.

LÉONOn.

Vous devriez...

IJ. BERTRAND

Sulfit qu'un de nous se marie; Je vous le tranche net devant ce cavalier.

D. FÉLIX

Vous venez donc ici, monsieur, vous marier?

D. BERTRAND

A peu prés, et ma sœur semble en être jalouse. Pourpeu que vous tardiez vous verrez mon épouse : Elle viendra bientôt, je l'ai mandée exprès ; On m'a dit qu'elle est belle à regarder de prés.

D. FÉLIX

A voir ce que le ciel aujourd'hui lui prépare, Je la crois d'un mérite et bien haut et bii n rai'e; L'éclat de son bonheur blessera bien des yeux.

D. BERTRAND

N'imporle, elle m'aura malgré les envieux;

Mais on m'en vient enfin dire queb|ue nouvelle;

Je vois un de mes gens.

Page 1