‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1415 sur 1518 · LE COMTE D'ESSEX, ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

LE COMTE D'ESSEX, ACTE V, SCÈNE VI

Où te porte un amour qu'il brave impunément. Tu n'es plus cette reine autrefois grande, autrusle. Ton cœur s'est l'ait esclave, obéis, il est juste. Cessez de soupirer, duchesse, je me rends, Mes bontés de ses jours vous sont de sûrs garants. C'est fait, je lui pardonne.

LA DUCHESSE

Ah, que je crains, madame.

Que son malheur trop tard n'ait attendri votreàme! Une secrète horreur me le fait pressentir. J'étais dans la prison d'où je l'ai vu sortir; La douleur qui des sens m'avait ôté l'usage. M'a du temps prés de vous fait perdre l'avantage; El ce qui doit surtout augmenter mon souci, J'ai rencontré Coban à quelques pas d'ici. De votre cabinet, quand je me suis montrée, 11 a presque voulu me défendre l'entrée. Sans doute il n'était là, qu'afin de détourner Les avis qu'il a craint qu'on ne vous vînt donner. Il hait le comte, et prête au parti qui l'accable, Contre ce malheureux un secours redoutable. On vous aura surprise, et tel est de mon sort...

ELISABETH

Ah! Si ses ennemis avaient hâté sa mort,

Il n'est ressentiment, ni vengeance assez prompte

Qui me put...

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