D. BERTRAND, D. FÉLIX, LÉONOR, GUZMAN, MENDOCE
MENDOCE, li D. Félix.
Monsieur, les chevaux sont tout prêts.
D. FÉLIX
Allons, Mendoce, allons, vous suivrez en carrosse, Je m'en vais préparer le festin de la noce, Je vous attends demain à Madrid pour diner.
Laisser ainsi ma sœur?
D. FKLIX.
Vous pourrez l'amener, Ou, comme sous vos lois sa volonté se range, L'envoyer par amis, ou par lettre de change. [Il s'éloigne comme pour n'en aller.) LÉONOR.
Vous VOUS faites berner.
D. BERTRAND, liranl l'épée.
Je m'en aperçois bien, Mais je l'estropierai.
GUZ.M.\N, furrêlant.
Monsieur, n'en faites rien.
D. BERTRAND
Il faut...
D. FÉLIX, revenant.
Tirer l'épée, et Guzman...
D. BERTRAND
Cet infâme En a, VOUS le voyez, laissé gâter la lame. Elle est toute i-ouillée, et je crois que sans vous. Pour sou manque de soin, je le rouerais de coups.
D. FÉLIX, en riant.
Je craignais autre chose. Adieu.