C.\RL0S
Tout sert à nie confondre.
Quoi, le duc tout à coup s'en va sans nie répondre, Et quand je crois venir soulager son amour. Un silence afTecté condamne mon retour?
Quelle énigme est ceci? Dieux! Qu'est-ce qui se c.vMiLE. [passe ?
Est-ce là seulement ce qui vous embarrasse?
Mille pcnsers divers me tiennent divisé, Qui le devinerait?
CAMILE.
Il n'est rien plus aisé.
Nous arrivons tous deux, et, sans qu'on nous en Votre langue s'exerce à louer la duchesse ; [presse, Le duc à la harangue ayant les yeux baissés, Vous l'a fait accourcir par un grand, c'est assez; Et sourcilleusenient nous laissant seuls ensemble, Sans plus longue réplique il tourne où bon luisem- CARLOS. [ble.
Mais enfin le sujet, quel est-il?
CAMILE.
Pour ce point, II est bien évident que je ne le sais point; Mais du reste, si c'est ce qui vous embarrasse. Sans y rien altérer, voilà ce qui se passe.
CARLOS
Ah ! cesse de railler, quand mon sort rigoureux Dans un trouble confus laisse flotter mes vœux. Si pour quelqu'autrc objet l'àme d'amour atteinte Le duc pour son hymen sentait quelque contrai nie, Et qu'il vît à regret... Mais, 6 frivole espoir. Qu'un feu trop écoulé me laisse concevoir! C'est plutôt que ce cœur, à louer la duchesse, A trop fait éclater quel motif l'intéresse. Et que mes sentiments par un zèle indiscret, D'un amour que je cache ont trahi le secret. Ah, dieux! S'il est ainsi...
CAMILR.
Non, cela ue peut être; C'est plutôt que le duc cherchant à se connaître. De peur de trop donner à son tempérament...
lié lii(Mi ?
CAMII.E.
Ma loi, brisons sur le raisonneinenl,
Il vaudra mieux peut-être à diverses reprises. Souvent...
CARLOS
C'esttrop longtemps écouter tes sottises, Allons trouver mon père, et tâchons de savoir Si j'ai plus de sujet de crainte que d'espoir.