I.E DUC
J'en sensdans tout mon cœur l'impression charman- AhîSiCélieeûreu quelque bonté pourmoi... [te.
FÉNISE.
Je prends vos intérêts autant que je le dois; Et quoiqu'il m'accuser votre plainte s'attache, Vous ne m'avez rien dit que Eénise ne sache.
LE DUC
Auriez-vous exprimé ces doux empressements.
FÉNISE.
Avec la même ardeur, les mêmes sentiments ; Mais j'ai trouvé toujours obstacle à votre flamme.
LE DUC
Et c'est?
Vous le savez, l'amour de cette dame, Qui dans sa confidence eut toujours tant de part.
LE DUC
Mais me dites-vous vrai"?
FÉNISE.
Je vous parle sans fard.
Est-ce avec vous, seigneur, qu'il m'est permis de fein- LE DUC, à Fabrice. [dre'?
Qu'elle est folle! Entends-tu"?
FABRICE
J'ai peine à me contraindre.
Quoi, ce petit extrait d'original humain, Pour aspirer à vous a le cœur assez vain?
LE DUC
Tu vois.
FABRICE
Pour la payer de tous ses badinagcs, Mariez-la, seigneur, à quelqu'un de vos pages.
FÉNISE, au duc.
Enfin, sur cet amour il faut vous déclarer.
LE DUC
Mais, cette dame encor que peut-elle espérer ?
FÉNISE.
Si pour elle, seigneur, vous avez quelque estime, Ignorez-vous le prix d'un amour légitime ?
Mais me connaissez-vous?
FÉNISE.
En vous vantant son feu, Au seul duc de Milan j'en crois faire l'aveu. Si vous ne l'êtes pas, permettez que j'espère Qu'il apprendra de vous ce que je n'ai pu taire.
LE DUC
Pour obliger Fénise à recevoir ma foi, Continuez, de grâce, à lui parler de moi. Et pour reconnaissance, assurez cette dame Qu'au duc raên>e aujourd'hui j'expliquerai sa flam- Et qu'en votre faveur il peut être qu'un jour [me, Le duc se montrera sensible à son amour.
FÉNISE.
Dites vous-mèmeau duc, que quoi qu'il pense d'elle.
Elle eut l'àme toujours aussi fièrc que belle, Et qu'il peut arriver, quand le duc l'aimera. Qu'elle verra sa peine, et la méprisera.