‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 287 sur 1518 · CARI.OS · texte numérisé non relu

CARI.OS

Conseillez donc, seigneur, à mon heureux destin. La duchesse a pour moi quelques bontés secrètes. Dont sesyeux aujourd'hui m'ont servi d'interprètes; Et si par votre aveu je puis me déclarer, Après votre refus j'aurais droit d'espérer.

LE DUC

Quoi, vous prétendriez épouser la duchesse ?

CAULOS.

Seigneur, lorsque je vois que votre flamme cesse, Étant de votre sang quel autre mieux que moi Peut prétendre à l'honneur de mériter sa foi?

Vous le sauriez, Carlos, si vous saviez connaître Quel respect un sujet doit avoir pour son maître. Sitôt que vous aimez, espérer d'être aimé Marque un feu daus vos cœurs déjà tout allumé; Et ce retour si prompt offre à ma défiance L'entier et plein aveu de votre intelligence.

CARLOS

Seigneur...

LE DUC

Non, non, j'en crois ce que vous m'avez dit. Vous voulez être duc, Carlos, il me suffit : Allez remplir à Parme une si uoble envie. Vous y pourrez aller de même qu'à Pavie. Suivez-moi.

CARLOS

Mon malheur me réduit-il au point De...

LE DUC

Suivez-moi, vous dis-je, et ne répliquez point.

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