‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 367 sur 1518 · SCÈNE V D. SANCHE, D. LOPE, D. ALVAR, CASSANDRE · texte numérisé non relu

SCÈNE V D. SANCHE, D. LOPE, D. ALVAR, CASSANDRE

D. SANCUE.

Ah, mon fils!

D. ALVAH.

Suspendez, de grâce, votre plainte.

Vous venez condamner ce cœur trop partagé; Mais je mourrai, mon père, ou vous serez vengé. Nous pourrons uous revoir. Adieu, dou Lope.

D. SANCHE

Arrête; Un heureux calme enfin doit suivre la tempête; Don Lope est innocent.

D. ALVAR

Pour en avoir douté.

Le procédé d'un traître a trop de lâcheté : Mais enfin avec vous ayant part à l'outrage,

Si je n'en sais l'auteur...

D. SANCHE

Tu sauras davantage, Puisque le ciel propice à mon ressentiment. Au crime ([ui le cause a joint le châtiment. On m'a déjà vengé.

D. ALVAR

Quel bras l'aurait pu faire?

Jamais autre qu'un fils ne venge bien un père.

D. LOPE

Non ; mais quand vous saurez qui l'avait outragé, Peut-être avouerez-vous qu'il est assez vengé.

D. SANCHE

Oui, mon cœur de vengeance assez insatiable, La trouve tout entière aux remords du coupable. Qui, blessé par rencontre, et craignant de mourir. Chez Alonse à moi-même a pu se découvrir. Qui l'aurait jamais cru, que cette âme si flère

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