SCÈNE YIII E.NRIQUE, JODELET, SOLDATS
ENRIQUE
Qui va là?
JODEI.ET, l'an.
La vilaine enquête que voilà!
J'avais réponse à tout, hormis à qui va là ; Mais, st!
ENRIQUE
Amis, il faut découvrir ce mystère.
Quelqu'un ici se cache, et s'obstine à se taire.
JODEI.ET, bas.
Ah, je suis découvert. Qu'ils me vont étriller. Si le fer à la main je ne les fais driller! Çà, mon courage, allons.
(// commence à se monlrer l'épée à la main.)
Le premier qui s'avance.
Par la mort, dans son sang... Ils ont peur, que je Ils s'arrêtent de loin à me considérer, [pense. Ils parlent bas cntr'eux; il faut encor jurer.
Ventre, si l'on m'approche!...
ENRIQUE, aux soldais.
Usons de stratagème, II n'en faut point douter, en eiret c'est lui-même; Ces armes, cet habit nous le disent assez.
(A Jodelel.)
Nous ne sommes rien moins que ce que vous pensez. Pourquoi nous menacer?
JODELET
Ils tremblent. Par la tête, Qui ne rengainera, sa mort est toute prête.
ENRIQUE
Nous voilà sans défense à vos ordres soumis, Prêts à vous secourir contre vos ennemis.
JODELET
Quoi, vous ne prétendiez me faire aucune injure?
ENRIQUE
Voyez notre franchise, elle vous en assure.
JODELET
Et vousn'auriez dans l'àme aucun mauvaisdessein?
Au contraire.
JODELET
Ainsi donc je tempêtais en vain?
ENRIQUE
Nous en sommes surpris.
JODELET, rcmeliani son épée au fourreau, el s'upprochaiii d'eux.
Mettez-vous horsde peine.
Voici le hoià mis à mon humeur hautaine. Il faut un peu connaître avant que d'être ami.
ENRIQUE, lui suisissanl son épée.
Vous ne nous connaissiez encore qu'à demi ; Il faut rendre l'épée.
JODELET
Ah, canaille maudite !
ENRIQUE
Nous quereller encore!
JODELET
Hé bien, non, quitteà quitte.
Je ne fus jamais moins d'humeur à quereller; Prenez mes beaux habits, et me laissez aller.
ENRIQUE
Non, non, il faut marcher.
JODELET
Je suis prêt à les rendre.
Allons, c'esttrop, allons.
JODELET
Où?
ENRIQUE
Jevaisvousl'apprendre.
LE GEOLIER DE SOI-MftME, ACTE II, SCÈNE I.