‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 417 sur 1518 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ISABELLE ET FLOHEc/ons lefomi du ihéàtre, FEDERIC, OCTAVE.

FLORE, à Isabelle.

Madame, ils sont ensemble...

FÉDÉRIC

Tu dis vrai, cher Octave ; etvoici l'heureux jour t)ù Fédéric doit voir couronner son amour. Hâtons par nos souhaitsie bonheurqu'il espère.

OCTAVE

C'est ce que vous devez au prince votre frère, La Sicile jamais ne peut trop dignement...

FLORE, ù Isabelle,

Ils VOUS ont aperçue, avancez promptement.

Sans trouble de ma part vous pouvez satisfaire A ce que vous devez au prince votre frère. La Sicile jamais n'eut un sort plus heureux; Si le prince est adroit, l'infant est généreux.

FÉfrlÉRIC.

Madame...

J'avais su déjà de la princesse Qu'en ces lieux Fédéric n'agit que par adresse. Qu'il fait paraître exprès un esprit peu discret; Et voilà que j'apprends le reste du secret. Sans votre longue feinte, à présent inutile. J'aurais fait moins d'outrage à l'infant de Sicile, Le faisant gouverneur, je ne m'élonne pas Si sa haute vertu fuyait un rang si bas. Ce qui peut l'obscurcir, un grand cœur le refuse.

FÉnÉRIC, n Octave.

Elle me croit l'infant, souffrons qu'elle s'abuse.

(A Isabelle).

Le trouble où me réduit mon indiscrétion. Joindrait à ma surprise un peu d'émotion. Si ce que démon rangje viens de vous apprendre, Sur un autre que vous avait pu se répandre; Mais vos bontés, madame, ont trop paru d'abstaj. Pour rien craindre à vous voir maîtresse de mon Et vous n'avez appris, par cet aveu sincère, [sort; Qu'un secret que mon cœur avait peine à vous taire.

C'était vous faire effort que de me le cacher ; Et, pour le découvrir, il faut vous l'arracher?

FÉDÉRIC

Un peu de défiance est-elle condamnable?

Fédéric criminel rend-il l'infant coupable?

FÉDÉRIC

Son intérêt du mien ne se peut séparer.

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