‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 46 sur 1518 · SCÈNE VII LÉONEL, ISABELLE, ELVIRE, BÉATRiX, CÉLIE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII LÉONEL, ISABELLE, ELVIRE, BÉATRiX, CÉLIE

LICONEI..

Depuis quand laisse-t-on celte porte cnlr'ouverte?

Elvire étant en ville, el m'ayant fail savoir Que d'un logis voisin elle me venait voir, Ce logis répondant au quartier de derrière, Je l'avais t'ait tenir ouverte à sa prière.

LÉONEL, à Elvire.

De grâce, pardonnez mon incivilité.

L'approche de la nuit par son obscurité. M'empêchait de vous voir; el ce mauvais office...

ELVIRE

Je vous ferais excuse avec plus de justice. Ea effet, l'entretien d'Isabelle est si doux, Que presqu'à tout moment vous me trouvez chez

ISABELLE. [vous.

C'est jusqu'au dernier poiut vous montrer obligeau-

LKOXEL. [te.

De la lumière, holà! La saisou dégoûtante, Où presque sans larder le jour paraît el fuit!

Nous sommes si voisins que je crains peu la nuit.

LÉONEL.

Vous ne sortirez point que je ne vous rcmène; Je vous olfre la main.

ELVIHE.

Vous donner celle peini;!

LÉONEL.

Elle me sera douce...

ELVIRE

Il en est peu besoin Pour un détour do rue.

LÉONEL.

Enfin, soit près, soit loiu, Je vous mettrai chez vous.

ELVIRE

Mais quoi?

ISABELLE, bas à Elvire,

Laissez-le faire; Pour tirer don Fadrique, ai-je besoin d'un père'?

LEONEL.

Je sais que d'ordinaire on n'a que du mépris Pour qui fait le galant avec des cheveux gris; Mais la civilité ne prend point loi de l'âge.

ELVIIIE.

Je n'ose après cela contester davantage; J'accepte toutefois cet honneur à regret.

[Bas à Imhelle.)

Vous me voudrez du mal, el ce trouble secret...

Allez, votre départ m'en offre le remède.

LÉONEL, il liéatrix.

Marche avec la luniièi'e.

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