‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 462 sur 1518 · L.V REINE · texte numérisé non relu

L.V REINE

Non, Cléoméne, non, ia princesse est à vous ; Ayant reçu sa foi, vous êtes son époux ; Et tout ce que le temple a de cérémonies Ne rendra pas demain vos âmes mieux unies. Nous devons par respect ce dehors à nos dieux. Mais à l'ambition il faut fermer les yeux. Ce bonheur souhaité, cet hymen qui vous flatte, N'est dû qu'au seul vainqueur du prince Timocrate; Etla foi dont les nœuds ont pourvoustantd'appas. Demeure sans eiïet si vous ne l'êtes pas.

CLÉO.MÉNE

Quoi, ce n'est point assez, pour vous le faire croire, Que la mienne à l'État répond de ma victoire? Ces exploits renommés des cœurs nobles et grands, D'une entière vertu sont d'illustres garants; Et ce serait un monstre horrible à la nature. De voir la valeur jointe avecquc l'imposture.

LA RELNE.

Toutefois un témoin assez digne de foi.

Dans votre prisonnier ne connaît point de roi.

CLEOMKNE.

Ce témoin, tel qu'il soit, le pourrait mal connaître.

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