SCÈNE XI
LÉONEL, derrière le ihédlre, ISABELLE, D. FÉLIX, BÉATRLX.
LÉONEL.
Holà, quelqu'un, à moi.
C'est lui, je suis perdue.
Voyez dans (|uel péril...
D. FÉLIX
Pour vous en garantir.
Puisque par cette porte on ne peut plus sortir. J'entre en ce cabinet.
ISABELLE, l'empêchaul d'enirer dans le cahinel où s'est caché don Fadrique,
Ah, dieux ! C'est cncor pire : Arrêtez, tous les soirs c'est Là qu'il se retire.
D. FÉLIX, ayant entré oit est don Fadriqite.
Itilcs, dites pliilot ([n'abusant de ma foi,
C'est là (|uc vous cachez un plus heureux que moi.
Quoi, faire de nouveau cet outrage à ma flamme?
D. FÉLIX
Ne vous alarmez point, je n'ai rien vu, madame; Pour un faible sujet c'est vous mellre en souci.
Hélas!
LÉO.NEL, en entrant.
Quoi, don Félix, vous rencontrer ici?
D. FÉLIX, le tirant d quartier.
C'est pour vous avertir d'une trame secrète. Je viens vous découvrir que la partie est faite. Et qu'à moins d'y pourvoir, peut-être dès demain Vous verrez éclater un funeste dessein : Un cavalier l'a fait, d'enlever votre fille.
LÉONEL.
Juste ciel !
D. FÉLIX
Comme il est d'assez bonne famille, Il se croit tout permis, et qu'au défaut du bien Vous vous contenterez d'en avoir le soutien.
LÉONEL.
Mais, de grâce, le nom du galant personnage?
Je ne puis là-dessus m'expliquer davantage; Suffit que vous sachiez qu'on m'a sollicité De servir les auteurs de celte lâcheté : Mais on m'a fait jurer de ne nommer personne.
LÉONEL.
Qu'à ce honteux dessein un amant s'abandonne! J'y donnerai bon ordre.
D. FÉLIX
Enfin vous le pouvez.
LÉONEL.
Par vous seul mon honneur, mes jours sont conser- La vie est danslahonte un bien fort inutile, [vés ;
D. FÉLIX
Quand on connaît le mal, le remède est facile Je vous laisse y rêver.