‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 519 sur 1518 · L.ETUS · texte numérisé non relu

L.ETUS

Non, madame, et ce feu dont l'ardeurm'est si chère, Est trop respectueux pour être téméraire. Aussi ma passion, bien loin de m'aveugler, Par votre seul mérite aime à se voir régler; Et comme je connais, bien moins que vous ne faites, Et le peu que je suis, et tout ce que vous êtes. Je ne demande point qu'à mes brûlants désirs [pirs. Vous donniez cœur pourcœur, ni soupirs poursou- Trop content si mes vœux obtiennent sur les vôtres, Qu'ayant accepté l'un, vous écoutiez les autres,

HKLVIE.

C'est trop. Votre vertu m'accable; et je crains bien Que vous n'obteniez tout en ne demandant rien. Oui, ce profond soupir vous fait assez connaître Que de sa passion mon cœur n'est pas le maître. Et que ce triste hymen qui vous ôte ma foi, [moi. A moins d'horreur pour vous, que de rigueur pour Contrainte à mon devoir d'immoler ma tendresse,

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