LA MORT DE L'EMPEREUR COMMODE, ACTE III, SCÈNE I
Que de jugfir par là de mon obéissance. Je vous la coiisi'illais, mais vous savez, iiélas. Que l'on peut conseiller ce qu'on ne voudrait pas. L'amour, que trop souvent aveugle trop de zèle. Contre ce qu'il ordonne aime qu'on se rebelle, El n'agit contre soi par quelque ordre confus, Qu'afin de s'assurer la douceur d'un refus. Non qu'en vous conseillant un hymen nécessairet Vous ne deviez penser que j'aie été sincère; Au moins, si ma l'aiblesse eût triom|)hé de moi, Ce cœur vous demeurant n'aurait trahi que soi; Et l'aflreuse rigueur d'un éternel silence Aurait sans doute assez expié cette offense. Mais dans les sentiments peut-être un peu trop doux Que l'amourmalgrénioime fait prendre pour vous. Quand l'hymen d'un tyran serait cru légitime, J'y voudrais résister pour m'épargner un crime, Et ne pas m'exposer au coupable embarras De lui devoir mon cœur, et ne le donner pas.