STU.IC0N
Pour ne me plaindre pas, j'aibesoindeconnaître Ce que doit un sujet là lasœurdeson maître. J'ai maintenu sa gloire, et, s'il prend mes avis, 11 ne se repent point de les avoir suivis.
PLACIDIE
Que sa gloire par eux s'assure ou se hasarde, Je ne prends intérêt qu'à ce qui me regarde. Et trahirais la mienne à ne pas repousser La honte d'un hymen oùl'on rac veut forcer.
STILICON"
L'amour d'Euchérius ayant su vous déplaire, Il a tort de garder un espoir téméraire; Mais vous pourriez, madame, à l'éclat d'un beau feu. Avec moins de mépris refuser votre aveu. Quoi quevousfasse croire une fierté trop prompte, Un héros tel que lui vous ferait peu de honte. De cent nobles travaux ce grand titre est le prix. Tout est illustre en lui.
PLACIDIE
Mais il est votre fils ; Et si j'ose estimer ce qu'il mérite d'être, Je vois ce que le ciel l'a voulu faire naître.
STILICON
Ce qu'il est né, madame...
PLACIDIE
Enfin n'eu parlons plus.
Je hais sur ce sujet les discours superflus. Si ma fierté vous blesse, il faut peu vouscontraindre, L'empereur vousécoute, etvous pouvezvous plain- Mais,si vous m'en croyez, faites-lui concevoir fdre, L'indignité des vœux dont il flatte l'espoir. Non qu'après mon refus je craigne sa puissance. Mais, la faveur changeant lorsque moins on y pense, Je craindrais que mon cœurpleind'unjuste cour- Nf s'abaissât assez pour se venger de vous. [roux.