‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 747 sur 1518 · SCÈNE I CONSTANTIN, CONSTANCE · texte numérisé non relu

SCÈNE I CONSTANTIN, CONSTANCE

i.Hioi, ma sœur, c'est par vous que sa prison ou-

CONSTANCE. [vCrtC...

Seigneur, je vous voyais au point de votre perte. Déjà des révoltés l'aveugle emportement .Vssiégeant le palais s'expliquait fièrement. Tout le peuple poussé d'un zèle téméraire Demandait à hauts cris et Licine et Sévère, i

Et sans aucun respect pour le nom d'empereur. Semblait jusque sur vous étendre sa fureur. Dans un mal violent à qui tout secours cède, Souvent tout hasarder en est le seul remède ; El c'est par là, seigneur, qu'un mouvement secrel A su in'autoriser à tout ce que j'ai fait. J'ai délivré Licine, et l'arrêt qu'il peut craindre A quitter sa prison n'aurait pu le contraindre, S'il n'eût vu que lui seul avait droit d'apaiser De lâches factieux qui pouvaient tout oser. Vous eu voyez l'effet; par sa seule présence Il a calmé soudain leur plus fiêrc insolence; Et si dans ce qu'elle ose il leur doit quelque appui.

MAXIMIAN, ACTi: V, SCÈNE III.

Je le connais assez pour répondre de lui.

CO.NSTAXTIX.

Je n'en suis point en peine; et ce qui m'inquiète, C'est le secret remords où la raison me jette. J'aime; et l'amour enfin éclairant ina fureur. De mes jaloux transports me découvre Terreur. Leur rigueur contre Fauste était peu légitime, Sa vertu suffisait pour la croire sans crime; Et, pour en voir soudain le soupçon rejeté. Mon cœur n'avait besoin d'aucune autre clarté.

CO>STANCE

L'attentat est si noir, qu'avec trop d'injustice Du coup qui vous perdait vous lacrojiez complice ; Mais je ne vous dis pas, seigneur, ce que je crains. Voyant que Martian n'est plus entre vos mains. On l'a fait évader, et sa fuite m'étonne. Un traître qui se cache en veut à la couronne; Et connu de lui seul, quoi qu'il veuille tenter, Ne l'eu pouvant convaincre, il est à redouter.

COXSTAXTI.N.

Sa fuite n'a pas eu tout le succès qu'on pense; Et s'il peut mériter encor quelque croyance. L'ingrat Maximian doit seul être accusé Du forfait qu'à Licine il avait supposé. Le perfide alarmé du rapport de Sévère, Pour le faire évader s'est servi de Valére, Qui craignant d'avoir part à ses lâches desseins. Me l'a secrètement remis entre les mains. Maximian l'ignore, et le bruit de sa fuite L'autorisant toujours à la même conduite. De ses déguisements le but mystérieux.

Après ce que je sais se découvrira mieux.

CONSTANCE

Et Martian?

CO.NSTAXTIS.

D'abord il a voulu se taire; Mais, resté sans secours, et trahi par Valère, Dans l'effroi des tourments qui l'auraient fait parler. Il s'est vu hors d'état de plus dissimuler. Avec tant de fureur Maximian conspire.

Que dans l'avidité de reprendre l'empire, La nuit favorisant ce qu'il veut hasarder. Jusque dans mon lit même il doit me poignarder. C'est de quoi sur l'espoir d'un obstiné silence. Il avait su déjà lui donner assurance ; Et craignant des mutins le murmure indiscret, ; Il a cru par sa fuite assurer son secret.

Quelle rage, seigneur !

CONSTANTIN

Ce qui me désespère, C'est le contraint aveu que m'en a fait Sévère, Qui sachant le secret du lâche qui me perd, Si Straton n'eût parlé, ne m'eût rien découvert. Maxime nous l'amène, afin qu'en sa présence Fauste puisse...

CONSTANCE

Seigneur, la voici qui s'avance.

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