‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 843 sur 1518 · LAODICE, ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

LAODICE, ACTE I, SCÈNE IV

Mais enfiu, il est temps de rompre le silence, [se; i/ainbassatiriirdeHoriie cstphisprès qu'où ue pou- Et, (li's aujoiinl'liui nu^mc, on doit rendre éclairci, Par un premier avis, ce qui l'amène ici.

PHRADATE.

Ah! Souffrez que pour moi tout le secret éclate, Ce que vous m'apprenez me montre Ariarale, Puis(|ue sous un faux nom il nous abuse tous, A vos rares vertus je le dois croire eu vous. Sur ma fidélité prenez toute assurance.

ARIARATE.

Oui, prince, il faut vous faire entière confidence; Fils d'une indigne mère...

PHRADATE.

Ah, seigneur!

ARIARATE.

Ces respects, Si l'on nous observait, pourraient être suspects; Il est bon qu'aujourd'hui ce zèle se surmonte; Attendant le Romain, traitez-moi comme Oronte; Lui seul de mon secret a droit de disposer.

PHRADATE.

Mais quoi, depuis deux ans, seigneur, vous dégui- ARiARAïE. [ser?

Rome a donné ce temps à ma juste prière, Pour me laisser fléchir la haine de ma mère, Et voir si je pourrais lui faire concevoir Qu'en vain d'un fils au trône elle a craint le pouvoir, Que bien loin qu'à ce rang l'ambition m'appelle. Même en donnant des lois je veux en prendre d'elle. J'ai réussi, ce semble, elle m'aime, ou, du moins. Pour l'appui de son sceptre elle estime mes soins. J'ai d'ailleurs la douceur d'avoir pu sans couronne Attacher Axiane à ma seule personne.

En voir mes vœux reçus sans qu'un feu si discret, Pour les faire agréer, ait trahi mon secret. J'aime à le taire exprèsjusqu'à ce qu'elle apprenne Qu'Ariarate vit, et vient la faire reine, Et que j'aie éprouvé si, dans ce doux appas, Oronte abandonné ne la touchera pas.

Ce sera lors...

PHRADATE.

Seigneur, j'aperçois Anaxandre.

ARIARATE.

Laissez-moi pénétrer ce qu'il ose prétendre,

Ses projets n'ont plus lieu d'alarmer votre amour.

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