SCENE X
LÉAINDRE, OROME, LA MONTAGNE, LISETTE, PHILIPIN.
LÉANDRlî, à La iloitlagne.
As-tu vu le marquis ?
LA MONTAGNE
J'ai bien eu de la peine.
LÉANDRE
Viendra-t-il ?
I,A MONTAGNE
Oui, monsieur, où vous lui marquez.
LÉANDRE
Bon.
Mais ici cependant il nous manque un baron. Peux-lu le devenir?
Moi, baron? Et de reste,
ORONTE
Tu connais Albikrac?
LA MONTAGNE
C'est un gaillard, la peste!
ORONTE
Il faut passer pour lui.
LA MONTAGNE
Je suis votre homme, allez, Vous me verrez baron, et des plus signalés.
LISETTE
Donc, sans plus balancer, dès cette après-dinée. Qu'il s'en vienne nous l'aire un début d'hyménée, La tante l'attendra dans son appartement, Et nous nous servirons de cet heureux moment.
ORONTE
Mais pour voir en secret ton aimable maîtresse?
LISETTE
Vous avezbelle peur que je manque d'adresse. QuePhilipin au guet ait soin de se montrer. Je viendrai l'avertir quand vous pourrez entrer.
ORONTE
Adieu donc, nous allons en baron de campagne Travestir décemment monsieur de La Montagne, Si la tante se plaint de ne nous trouver plus, Dis que...
Vous me donnez des avis superflus, Sultil que du baron j'aurai reçu message. Au moins faites-lui bien jouer son personnage.
LA MONTAGNE
Va, je sais mon métier, n'en sois point en souci. As-tu plus de quinze ans?
LISETTE
Environ, dieu merci.
ORONTE, ("i La Mmilagjie,
Sors vite; s'il fallait qu'on te vit avec elle. Tu perdrais tout.
LA MONTAGNE
Adieu, tendre et jeune pucelle.
Jusqu'au revoir.
PHILIPIN.
Lisette, ali !
LISETTE
Tu gémis?
Quel diantre de ton !
PHILIPIN.
Que je crains La Montagne baron !