‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 98 sur 1518 · SCÈNE VIII D. JUAN, LÉONOR, JACINTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII D. JUAN, LÉONOR, JACINTE

JACINTE, laissant tomber la lumière qu'elle porte.

Ah, madame! Ah, madame!

C'est lui-même, sinou qu'il est beaucoup plus grand.

LÉONOR, fuyant sans regarder D. Juan.

Ah ciel ! Ah !

D. JUAN

Cet accueil, Léonor, me surprend.

LÉOXOR.

Ma curiosité ne sert qu'à me confondre : C'est sa voix, je l'entends, mais je ne puis répondre; Et quand j'ai pris dessein de le faire appeler, J'ai souhaité le voir, et non pas lui parler.

JACINTE, cachée.

Que je crains que ce spectre, oubien plu tôt ce diable, Ne me vienne chercher jusque sous celte table!

D. JUAX.

Quelle confusion, et quel charme est ceci !

Léonor, c'est donc moi que vous traitez ainsi. Moi qui viens tout exprès vous donner assurance Que sur mou cœur vousseule avez toule puissance?

LÉOXOR, fuyant toujours.

J'y renonce. A mes yeux en vain lu viens l'offrir, C'est le vrai don Juan que seul je puis souffrir.

D. JUAN

Je suis toujours le même, et le bien où j'aspire...

LÉOXOR.

Fantôme, laisse-moi, je n'ai rien à te dire.

{Elle se retire dans un petit cabinet dont elle ferme la porte D. JUAX.

Hé, de grâce, écoutez mes raisons de plus près. Léonor, est-ce feinte, est-ce jeu fait exprès? Que fais-tu là, Jacinle?

JACIXTE, se retirant avec violence de dessous la table qu'elle fait tomber avec la lumière qui s'éteint,

A l'aide, je suis morte, C'en esl fait.

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