‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 990 sur 1518 · SCÈNE V LE CHEVALIER, ORONTE, CARLLN · texte numérisé non relu

SCÈNE V LE CHEVALIER, ORONTE, CARLLN

LE CHEVALIER

Enfin donc il n'est rien que l'amourne surmonte, Lucrèce a pris sur vous un pouvoir absolu, Et pour elle à l'hymen vous voilà résolu.

ORONÏE.

J'ai pesté jusqu'ici contre le mariage, J'en tremble même encor lorsque je l'envisage, C'est un marché terrible, et qui doit étonner; Cependant au torrent je me laisse entraîner.

Le péril en est beau.

ORON'TE.

Telle est ma destinée.

LE CHEVALIER

L'ordre VOUS en est doux ; mais à quand l'hyménée? Lucrèce vous aimant...

ORONTE

Anselme sou tuteur Attend obstinément le retour de ma sœur; Parce qu'elle est comtesse, il s'est mis à la tète Qu'il l'auf, pour plus d'éclat, qu'elle honore la l'ète. Sans cela point de noce.

LE CHEVALIER

11 aime à faire bruit.

ORONÏE.

A trois jours seulement le délai se réduit.

LE CHEVALIER

Vous croyez donc bientût voir ici la comtesse?

ORONTE

Peut-être dès demain; mais j'aperçois Lucrèce; De grâce, pardonnez aux transports d'un amant, Si je cours où m'appelle un objet si charmant.

LE CHEVALIER

Sur tout autre devoir l'amour toujours l'emporte.

CARLIN, «îi chevalier. Olympe est avec elle.

LE CHEVALIER

Éloignons-nous, n'importe.

Je ne lui veux parler qu'après que j'aurai su Quel accueil du vieillard ma flamme aura reçu.

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