‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 184 sur 280 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LOUISON et BLAISE.

Mais, monseigneur...

RICHELIEU

C'est pour récompenser votre fidélité. Voici deux compagnons qui vous aideront à faire bonne garde. Je vais leur donner mes instructions.

BLAISE, à T.ouison.

Ce n'est pas un voleur, toujours.

RICHELIEU, prenant & part Fronsac et René.

Vous voyez que je suis généreux, messieurs, je vous garde. Respect aux vaincus.

FRONSAC

Comment, mon père, c'était vous?

RICHELIEU

Très probablement.

RENÉ

Mais de grâce, comment avez-vous pu, monseigneur?...

RICHELIEU

Rien de plus simple... La chaise de la chanoinesse était dans l'antichambre du cardinal, je me suis mis dedans... voilà tout... Les porteurs ont descendu la chaise jusqu'à ce couloir obscur où vous les avez relayés. Les drôles ont reçu de trois côtés... Ce peuple a de l'esprit vraiment... Comme vous êtes mis, mon pauvre Fronsac ! vrai, vous n'avez pas l'air de quelqu'un... A présent, il ne nous reste qu'à faire de notre mieux chacun de notre côté. Allons, rangez cette chaise, (a Biaise.) Mon ami, vous placerez ces deux hommes en sentinelle aux endroits les plus faibles de la place... puis, vous les ferez rafraîchir, car ce n'est pas léger cette chaise, n'est-ce pas, mes brades?

Après avoir repris la chaise an fond, Fronsac, René et Biaise sortent a gauche.

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