‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 251 sur 280 · SCÈNE QUATRIÈME , S · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME , S

Ah ! tu vas trop loin, mon ami, tu vas trop loin... véritablement je ne te comprends pas... J'aimerais assez, moi, que ma femme eût une passion inoffensive comme celle-là... C'est une garantie...

LE MAJOR

C'est possible ! tu peux avoir raison... Mais je n'en suis pas maître... Depuis que j'ai vu... ce pauvre Schlick expirer à mes pieds dans les convulsions de la rage... je no peux pas sentir un chien frôler ma guêtre sans avoir froid dans les os... C'est un effet physique, que veux-tu! J'ai mal aux nerfs, comme une femmelette!... J'en suis honteux... mais c'est comme ça... Juge ce que j'ai dû éprouver, quand j'ai vu, il y a huit jours, cet horrible York prendre des airs de langueur et de mélancolie... C'est juste comme ça que ça commence... Brrr ! C'est alors, Grunsberg, que J'ai mis pour la cinquième fois ton obligeance à l'épreuve.

GRUNSBERG.

Mon ami, ta confiance n'a pas été trompée ; York a rejoint ses quatre prédécesseurs.

LE MAJOR, baissant la voix et dramatiquement.

Au fond du lac?

GRUNSBERG.

Au fond du lac.

LE MAJOR

Une pierre au cou?

GRUNSBERG.

Une pierre au cou.

LE MAJOR

De nuit ?

D> nuit.

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