‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 3 sur 280 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE CAPITAINE RIUBOS, LE DUC D'ALBU-

QUERQUE, chacun d'un côté de la porte du fond; LE COMTE DE MEDIAN A, a la porte latérale du premier plan.

LE DUC

Capitaine Riubos, j'ai l'honneur de vous dire que le propos que vous venez de tenir sur dofia Sidonia est indigne d'un galant homme.

RIUBOS.

Monsieur le duc d'Albuquerque, si ce n'était pas trop d'honneur pour un pauvre capitaine d'aventure comme moi, de croiser l'épée avec un grand seigneur comme • vous l'êtes, je vous dirais, moi, que vous m'insultez.

LE DUC

Monsieur, j'ai l'habitude, toutes les fois qu'un cavalier de naissance se croit insulté par moi, de me mettre à sa disposition.

RIUBOS.

Ce qui veut dire ?

LE DUC

Que nous avons tous deux une épée, capitaine, et que je suis prêt à vous suivre partout où vous voudrez me conduire.

BIUBOS.

Montrez-moi le chemin, monsieur le duc.

LE DUC

Non ; passez devant, capitaine ; je suis grand d'Espagne de première classe, de sorte que je suis presque chez moi dans le palais de Sa Majesté. Il est juste que je vous en fasse les honneurs.

RIUBOS.

C'est pour vous obéir, monsieur le duc.

Il se décourre.

LE DUC

Je vous suis, capitaine.

Ils sortent»

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