SCENE III
RI UB OS, seul.
Si j'avais osé, ma foi ! j'aurais prévenu madame la duchesse avant de remettre cette clef au roi, car, en vérité,
VOir le roi entrer là (il désigne la chambre de la duchesse), tandis
que le duc, un brave homme de guerre comma moi, court pour son service sur la route de Lisbonne, cela blesse tous mes instincts d'honneur ! L'honneur ! souvenir de jeunesse ! Songeons à nous : il y a deux personnes au monde qui peuvent me faire pendre : savoir, le duc d'Albuquerque et le comte-duc d'Olivarès. Ainsi, mon ami, il faut choisir. Si tu suivais ton penchant, je vois bien que tu t'attacherais à monsieur d'Albuquerque à cause qu'il est homme d'épée comme toi ; mais, mon enfant, réfléchis un peu; monsieur d'Albuquerque va faire campagne, il peut, d'un jour à l'autre, emporter les tablettes dans la tombe. Monsieur d'Olivarès, au contraire, est de cette solide étoffe d'hommes d'Etat dont on fait les octogénaires. Pourtant, ne nous hâtons point de choisir. Allons, le premier qui se présentera... eh bienl... (oiivarès entre au premier plan.) Le ministre !
c'en est fait, j'obéis au destin !