SCENE IV DIDIER, LOUISE
LOUISE, avec une cordialité tranquille.
Il y a bien longtemps, monsieur, que je désirais vous remercier de votre dévouement pour mon frère. Il me disait encore à l'instant qu'il devait la vie aux bons soins dont votre amitié l'avait* entouré.
DIDIER
Oh ! mademoiselle !
LOUISE
Quand il revint de ce long voyage, j'étais seule... Un affreux malheur nous avait enlevé notre père...
DIDIER
J'ai su, mademoiselle...
* Louise. Didier.
Si vous ne m'aviez pas conserv* '.■■!. . je ne sais ce que je serais devenue... Aussi, je suis heureuse de voua
main...
Elle lui tend la main.
DIDIER
Mademoiselle !... (a part.) Elle esl gentille... franche nature!... Rani Du moins, mademoiselle, le bonheurvous ivenu toul entier avec Georges .. car entre ses main-. cette usine, créée, je crois, par monsieur votre père, a pris un développement magnifique... J'ai été vraiment surpris en arrivant de voir l'importance de cet établissement... C'est immense... c'est toute une ville...
LOUIS i .
Oui, n'est-ce pas? Oh! mon frère dirige cela à merveille... Nous sommes en grand progrès... Nous luttons [ndret, maintenant 1
DIDIER, ne comprenant pa=. mai- affectant un vif intérêt
Ah "... Ali !... vous luttez avec [ndret, vraiment !
LOUISE
<»ui, parce que nous avons sur Indret plusieurs avan- 1 rd, nous avons le minerai...
DIDIER, <1e même.
Ah ! vous avez I»- minerai '!... De bon minerai ?
LOUISE
Oli ' très bon... très riche... Soixante à quatre-vingts eut.
DIDl
Autan' que cela ?
LOUISE
d outre, nous avons 1 argile.