SCENE XIV DIDIER, LOUISE
A peine Georges sorti, Louise soulève la portière et montre à Didier son pâle visage, profondément altéré.
DIDIER, allant à elle.
Mademoiselle !... vous e'coutiez... vous avez entendu ?
LOUISE, entrant.
Tout! Laissez-moi !... ne me dites rien !... je suis folle!... folle ! Ah ! pourtant jamais je n'eus tant besoin de ma raison !... Que faire, monsieur? que lui dire? le supplier... me jeter à ses pieds... il me promettra... et il me trompera!... Ah ! elle seule peut le sauver... il faut que je la voie... il faut que je lui parle ! Conduisez-moi, monsieur, vous êtes son ami... conduisez-moi !
* Louise. Didier.
DIDIER
Mademoiselle... je sui< prêt à tout... je vous suivrai partout... Mais y avez-vous songé?... cette jeune fille, comment arriver jusqu'à elle ?
LOUISE
Oui... c'est vrai... Ali !... bod frère!... Allons chez lui... je me souviens... il m'a dit qu'il pouvait, comme descendant des fondateurs de ce rouvent, en obtenir l'entrée presque à toute heure... il viendra... il consentira, j'en suis sur... Ali ! qu'elle consent"'... clic., la misérable... C'est que je ne l'espère pas, mon Dieu! (Eiie écoute.) 11 revient... mon frère... aidez-moi ! (Elle compose son visage ?ou<l;iin et
h met à rire.) Non, je vous assure, monsieur, que vous vous trompez étrangement !...