RAOUL, LA COMTESSE
LA COMTESSE
Monsieur... d'Arnaud, veuillez vous asseoir... (Elle s'assoit .levant son métier à tapisserie.) Je vous demanderai la permission, monsieur, de continuer mon ouvragé... C'est un tapis que je fais pour mon église... et il faut qu'il soit achevé ce soir.
RAOUL
Madame! (11 s'assoit a part.) Maudite invention!... Enfin!
(Haut, cherchant un peu ses phrases.) Mon Dieil, madame, j'ai le
chagrin de me présenter à vous pour la première fois dans des conditions peu avantageuses... car le message dont je viens m'acquitter ne laisse pas d'être très délicat... Je vais être forcé, madame, de réveiller des souvenirs qui vous sont pénibles... de prononcer un nom qui... nécessairement... ne saurait vous être agréable... Je veux parler de M. Raoul de Modère.
LA COMTESSE, froidement.
Ail!
Tout en travaillant, elle l'examine curieusement à la dérobée.
RAOUL
Sans avoir jamais eu avec lui de relations très étroites, je l'avais souvent rencontré dans ma jeunesse...
LA COMTESSE
Oui.
RAOUL, déconcerté.
...El là, madam ... : [ue notre con-
renouvelée... el même est devenue en quel-
- >rte infime... dans les eireonslances que voici... (a
pa.t.) Coin!: •• regard .1 y a quelques
maines ni à Venise... c'est-à-dire à
... v tomba malade... Je me Vturellement un devoir de mettre .'t -a disposition tout' : ■ Venise peut offrir...