ACTE PREMIER
TURGY
Non... je veux voir moi-même comment elle est; je suis venu un peu vite, et si elle est fatiguée, je t'emprunterai Sarah.
DE CAMBRE
Très bien; vois, mon ami.
Il prend un journal.
TUROY, près de sortir, revenant brusquement avec une résolution soudaine .
Maurice, j'ai à te parler.
Eh! mon Dieu! qu'est-ce que c'est?... Tu as l'air méchant! Qu'est-ce que ça veut dire? On m'a change' mon ami!
TURGY
Suis-je toujours ton ami?
DE CAMBRE
Parbleu! je l'espère bien... je n'en ai qu'un... qui vaut dix, il est vrai... Plus je vais, plus je crois qu'il n'y a qu'un honnête homme sur la terre, et que c'est toi.
TURGY
C'est que j'ai besoin en ce moment de tous les privilèges de l'amitié'. Je t'avertis que je vais oublier toute réserve et même toute convenance.
DE CAMBRE
Est-ce qu'il y a des convenances entre nous deux? Va donc !
TURGY
C'est de ta femme que je veux te parler.
DE CAMBRE
Ah!... pas pour m'en dire du mal, j'espère?
* Turgy, de Cambre.
JULIE
TURGY
toi que je vais te dire du mal.
Bon! AU right! va!
11 s'assoit près de la table, à droite.
Maurice, dis-moi, crois-tu que ta femme soit parfaitement heureuse 1
DE CAMBRE
Ma femme? Parfaitement heureuse? Et pourquoi donc pas? Qu'est-ce qui Jui manque?
TURGY
Mais c'est toi qui lui manques!
DE CAMBRE
Comment ça? Pourquoi?
TURGY
Cherche!
DE CAMBRE, après réflexion
Parce que j'ai des maîtresses?
TURGY
Peut-être bien!
DE CAMBRE
Mais, d'abord, mon cher, j"en ai toujours eu.
TURGY
B inné excus
Il n'y a donc là rien de nouveau... Et ensuite, mon ami... Mais, non, je ne veux pas te dire cela... parce qne tu es un homme candide... toi... Tu ne connais pas les femmi - suis sûr que tu bondirais... lu bondirais!...