ACTE PREMIER
l'infâme pensée de toucher à voire bonheur. Il m'eût été' >aeré!... Mais vous voir, vous... vous si digne de donner le bonheur et de le connaître, vous dont l'amour me semblait, quand j'y songeais, une ivresse impossible... vous qui eussiez fait de ma vie unie à la vôtre un pur enchantement...
JULIE, un peu enivrée et défaillante.
Je vous supplie... je vous supplie... partez!
lUliGV.
Voir ce cœur si doux et si fier, cette àme charmante, cette grâce parfaite... tout ce que vous êtes enfin... tout cela perdu... dédaigné... outragé!...
JULIE, reprenant sa dignité.
Quittez-moi à l'instant, je le veux!
TUR G Y
Eh bien, du moins, s'il faut renoncer à vous... si vous ne voulez pas du bonheur... hélas! si troublé... que je puis vous offrir, de ma vie que je vous abandonne...
Non!... jamais!... Mais parlez donc!... C'est la mort qui est là!
TURGY
Eh bien, vous saurez du moins... vous vous souviendrez toujours qu'il y a eu une justice pour vous... que vous avez été, une fois en votre vie, aimée comme vous méritiez de l'être... bien aimée, entendez-vous?... adorée... éperdùment!...
JULIE, lui échappant.
Écoutez !
LA VOIX DE DE CAMBRE, au dehors.
Si on est parti, que Francisque porte la lettre.
JULIE
JULIE
Mon mari!... Sortez!... Je suis trop trouble'e! Sortez!...
Turgy ^ort au fond.