‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 216 sur 305 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

la vertu et la force! qu'ils faisaient Les muses chastes, et qu'ils donnaient aux vestales la garde du feu sacré! Règle donc ton cœur et règle ta vie... Tout est là! (u =e lève.) Dans tes nuits de défaillance, mon fils, évoque à tnn aide les ombres des vaillants et des forts, évoque ces illustres bénédictins de notre art, les seuls peut-être qui aient touché du front les voûtes de l'idéal: Palestrina, Beethoven, Mozart... Ah! ceux-là n'étaient pas seulement de grands hommes... ils étaient des saints!

La nuit commence.

ROSWEIN, se lovant.

Maître, je le sais.

SERT0RIU5, avec une émotion grave et contenue.

Et si j'ose me nommer moi-même après ces colosses, songe aussi quelquefois, mon ami, à Ion vieux maître; du sein de la gloire qui t'attend sans doute, retourne quelquefois ton regard vers mon obscurité... Nous allons nous quitter, mon ami; nous allons rompre la chaîne de nos études communes et de nos enthousiasmes partaï c'est un déchirement pour mon cœur, je ne te le cache pas... Jamais je n'ai semé sur un sol plus heureux; jamais moisson plus féconde ne paya les soins de l'humble laboureur... Je te remercie, André, do< joies que tu m'as données, et je prie Dieu qu'il t'en récompense... Et maintenant, maintenant... adieu, mon enfant, adieu, mon disciple bien-aimé... embrasse-moi!

ROSWEIN, se jetant dans ?e^ bras.

Mon père!...

Il pleuve.

SERTORIUS

Oui, tu es bon, je le sais... mais tu es faible aussi... Prends garde, prends bien garde à cela.

GertiU'le entre, portant "levant Marthe une lampe allumée.

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