LOUISON, CHATEAU, BLAISE, MARIE
MARIE
Bonjour, mon oncle!
CHATEAU, l'embrassant.
Bonjour, mademoiselle ma nièce, madame la chanoinesse est donc sortie, dame Louison?
LOUISON
Depuis ce matin, monsieur.
CHATEAU
Et où pensez-vous qu'elle soit?
LOUISON
Mais probablement chez monseigneur le cardinal de Noailles; car elle nous a dit de lui envoyer sa chaise chez Son Kminence.
CHATEAU
C'est près d'ici; je vais y courir. Dites-moi, dame Louison, ne pourrais-je pas emmener ma nièce avec moi?
LOUISON
Eh! monsieur, vous savez Lien ce qui est convenu avec madame la chanoinesse.
CHATEAU
Sans doute ; mais il y a des circonstances, il y a des considérations, dame Louison, qui font que les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
BLAISE
Ça, c'est vrai.
CHATEAU, le poussant.
Est-ce que je te parle, à loi? Approchez, ma nièce; faites bien attention à ce que je vais vous dire... (n la regarde fixement.) Gomment vous portez-vous?
MARIE, riaat.
Mai-, pas mal, mon oncle, je vous remercie.
CHATEAU
lion! Comment avez-vous dormi la nuit passée?
Fort bien, mon onclo.
CHATEAU
lion! à quelle heure ètes-vous rentrée?
M A RIE
Comment, rentrée ? Il faudrait d'abord que je fusse sortie.
CHATEAU
lion!... (a pari.) Elle est bien fine si elle me trompe! (Haut.) C'est bien, mademoiselle. Puisqu'il m'est impossible de vous emmener, entrez là, et n'en sortez pas jusqu'à mon reloue.
MARIE
Oui, mon oncle, (raie monte le perron <iu pavillon.) Mais qu'estce donc qui se passe, mon Dieu!...
Elle entre dan? le pavillon.
ACTi: DEUXIÈME