SCENE XI MEDIANA, LE DUC
LE DUC, touchant l'épaule 'le Mediana, qui a suivi îles yeux la reine et qui demeure absorbé dan= ses pensées.
Mediana, je ne sais si vous êtes comme moi ; mais je me défie d'un homme qui me fait du bien quand je ne lui connais pas d'intérêt positif à m'eD faire.
MEDIA N A
Duc, le roi sait apprécier vos services et vous le prouve.
LE DUC
Poète ! Au reste, cen'est pas le seul motif dema défias av /.-vous remarqué l'air rayonnant du duc d'Olivarès, de ce ministre inquisiteur? Un inquisiteur qui rit, croyezvous que ce soit gai pour les autres?
MEDIANA
Pourquoi mêler le comle-duc à vos affaires ?
Poète ! Et le roi, l'avez-vous jamais vu d'humeur si enjouée ?
MEDIAN A .
Sans Joule il a fait bonne chasse.
LE DUC
Hein ! comment Fentendez-vous ?
Mais le plus naturellement du monde.
LE DUC
Et ce sourire d'Ûlivarès? Allons, comte, vous vous doutez pourquoi Olivarès souriait, n'est-ce pas ?
Vous plaisantez, duc. je ne m'en doute pas.
LE DUC
Voyons, franchement, est-ce par amitié pour moi que vous feignez d'ignorer tout ce qui s<j passe .'
Mais qu'y a-t-il donc ?
LE DUC
Allons, je vois bien qu'il faut vous le dire. Il y a, mon cher comte, eh bien ! il y a que le roi aime ma femme, et que le premier ministre le sert dans ses amours.
MEDIA N A
Impossible !
LE DUC, lui touchant l'épaule en souriant.
Poète !