LA CHANOINESSE, FRONSAC, CHATEAU, FLORINE, BLAISE
Fronsac s'avance avec un air d'incertitude, Biaise confus se retire dans un coin de la scène. Les deux femmes tiennent d'abord leur sérieux, puis tout à coup Florine part d'un éclat de rire. La chanoinesse se cache le visaee dans son mouchoir: Fron=ac. un moment interdit, prend son parti en brave et rit en écho.
FLORINE, riant.
Ah! ah!
FRONSAC
Ah! ah! Riez donc, Château, riez donc, morbleu, ou je vous passe mon e'pe'e au travers du corps !
CHATEAU
J"en ris de tout mon cœur, monsieur le dur.
FRONSAC, riant.
Ah! ah! c'est très plaisant... (a la chanoinesse.) Madame...
(Biaise part d'un éclat de rire tardif et isolé. Ah! te voilà, toi ! . . . Il
paraît qu'on connaît l'histoire.
FLORINE
Non! monseigneur, contez-nous-la.
Elle rit.
CHATEAU
Ah! ah! si mademoiselle se fût trouvée prise avec vous, monsieur, c'était la seconde e'dition des filets de Vulcain!
FRONSAC
Vous êtes absurde, Château... Approche un peu, toi, l'homme à la fourche!
\r.TK TROISIEME ci: \te \r.
Approche, approche, coquin! Voulei-vous ma canne, monseigneur?
VOUS êtes absurde, VOUS dis-je. (Biaise qui est passé entre lui et
i hâteau.) Quels papes te donne madame chaque anne'e?
BLAISE
Trente pistoles, monseigneur.
FRONSAC
Trente pistoles! par la peste, je t'en donne le double sj lu veux entrera mon service !
BLAISE
El pourquoi faire, monseigneur.?
FRONSAC
Parbleu, pour vergéter mes habits! Je vous proteste, mesdames, que le drôle s'y connaît, (ri lui jette une bourse.) Voici les arrhes. Retire-toi.
BLAISE
Allons, il n'a pas de rancune.
Il rort.