I. A CHANOINE
Monsieur!
FLORIN F
Oh! il s'embrouille... bravo!
RENÉ
C'est de la démence, je le sens; et cependant, au fond
de mon cœur, il me semble que je n'offense ni vous ni elle... Que puis-je vous dire, madame? Cette place que tiennent dans la vie des autres hommes les sentiments de l'enfance que je n'ai jamais connus... la tendresse, le respect et toutes les douces religions de la famille... Cette place e'tait vide dans mon cœur... et vous Lavez prise... Je vous aime... hélas!... je vous offenserai si je vous le dis...
FLORINE
Dites toujours...
LA CHAXOIXESSE.
Mon Dieu!
Eh bien! si j'avais eu une mère... non comme celle qui m'a abandonné... mais une mère belle... tendre... respectée, je l'aurais aimée du saint amour que vous m'inspirez... Je serais tombé à ses genoux... Je lui aurais dit : 0 ma mère, ne soyez pas jalouse... j'aime Marie... mais il y a assez de place là (Frappant sa poitrine.) pour vous et pour elle... et vous aussi, ouvrez votre cœur à vos deux enfants!
LA CHAXOIXESSE, tremblante.
Et cette mère, cette mère, René, savez-vous ce qu'elle vous répondrait?
Oh! elle me tendrait les bras et me dirait : Aime-la!...
LA CHANOINESSE
Eh bien!... eh bien... aime-la, et surtout aime-moi.
Elle lui ouvre les bras.
Madame!... ma mère!...
LA CHAXOIXESSE, l'embrassant
René, mon enfant, 'cris au dehors.] Madame! madame!...
Il i E TR01 SI I 309
FLORIN E, se levant
C'est li voix de Louison !...
LA CHANOINE S SE
Mon Dieu! qu'est-ce donc?