YORK C É S A R I N E
SI dire qu'on n'en retrouve pas un!... Vous avez beau dire, major, je parie que vous ne faites pas mettre assez d'affiches !
L E M A J OR
Là ! ne t'en ai-je pas montré un paquet de deux cent? La semaine passée. Je te dis que j'en ai fait mettre sur I 'us Les murs où ça n'est pas défendu... N'est-ce pas, Grunsberg ?
Sans doute... De> affiches bleues... Un épagneul blanc et jaune... répondant au nom d'York... Récompense honnête... On ne voit que ça !
SCEINE III
Le- Mêmes, OLYMPE entrant*.
Ah! voici ma chère Olympe... Tiens-toi bien, Grunsber
Hun jour, ma fille !
GRUNSBERG, saluant.
Madame !
Eli bien, ma tiile !
OLYMPE, Jes yeux baisses.
Mon pure... Vous n'êtes pas seul?
LE MAJOR
Si. je suis ^eul !...
>arine, Oljmpe, le Major. Grunsberg.
-i I. \i: TROl SI RM !
Mais, mon père !
LE M UOR.
Je te dis que je sui< seul !... Ma femme ne compte pas» et dans les termes où non- som s, Grunsberg ne compte
plus !
GRUNSBERG.
Gependanl si vous l'ordonnez, chère madame Durand...
<> I.YM PE.
Non, pon, restez, capitaine... Il faul que vous sachiez ce
que je viens dire à mon père... (Olympe va serrer !i main .le pendant que Grnnsberg parle au Major. — Olympe a Césarin
Avôï-vous In l.i lettre de ce jeune homme, des bords du lac ?
CES \ n l N I-:. la montrant.
Oui !
OLYMPE
Me croyez-vous aimée sincèrement?
CÉSARIN K.
Ali! ma pauvre olympe !... je crains que voib ne voUs mépreniez !
Grnnsberg, pendant ce temps a cansé avec Le. Major, qui lui dit tout baut en Dnissanl :
L E M a .1 o li .
Tu va- voir... Parlez, ma fille... Voyons, qu'avez-vous à me dire .'
OLYMPE
Mon père, c'est au sujel de ce mariage...
LE MAJOR
Eh bien !
GRUN5BERG, à part.
ïe tremble à part moi !
O LYM PE.
Eh bien, mon père... j'ai réfléchi !
LANSMANN, avec un -e»te de désespoir.
< Mi ! guignon !
LE MAJOR
Va te promener !
Écoutez-la, mon ami !
OLYMPE
J'ai trop appris par moi-même tout ce que l'urne de
l'hymen peut contenir de larmes pour ne pas redouter les dangers d'une union précipitée.
LE MAJOR
Précipitée!... après quatre ans de réllexion ? Enfin, je te l'accorde... Durand était un polisson... Il m'avait trompé moi-même indignement... car il m'avait dit qu'il jouissait d'une bonne santé, et c'était faux, puisqu'il est mort...
CÉSARINE
Vous voyez à quoi on peut être exposée...