SABINE
Mon Dieu, monsieur, Les vœux du major sont des ordres pour moi... et s'il en es! ainsi, quoique je blâme en cette affaire une précipitation, dont je souhaite qu'on n'ait pas ,-'i se repentir.
HECTOR
Ali i jamais j<' ne m'en repentirai... je le jure...
OLYMPE
Il ne faut jurer de rien, mon ami...
Ah I monsieur, le mariage fait tomber bien de-- voiles.
HECTOR
Madame, tanl mieux !
Songez que c'esl mon âme, ma vie toul entière que vous me demandez !
H EC1 OR, .i part.
Allons, elle est bonne mère ! (iiaui .) Madame, je crois vous comprendre... et je saurai me rendre digne... Vous n'avez jamais eu de fils, madame?
OLYMPE, surprise.
Mais, monsieur... non.
HECTOR, d'un ton pénétré.
Eh bien ! laissez-moi vous le dire, la main sur le cœur, vous eu aurez un... bientôt !
OLYMPE
Monsieur !
HECTOR
Ouf madame... un fils... souffrez-vous que je prenne à genoux cet engagement sacré !...
Il s'incline jusqu'à terr-?. Au même instant Grunsberg parait a la porte du fond qu'il referme aussitôt.
CE SARI NE, à part.
Vraiment, ceci est trop fort, je n'y tiens plus !
Monsieur, relevez-vous... je ne pourrais supporter plus longtemps cet entretien...
HECTOR
Soit, madame ; je respecte votre émotion, n'en parlons plus... mais comptez-y... comptez-y... et, à mon tour, puis-je espérer que vous daignerez favoriser mes vœux ?
OLYMPE
S'il ne dépend que de moi, Hector... vous serez heureux !
HECTOR
Ail !... madame ! (il lui baise la main. A Césarine.) J'attends
maintenant voire réponse.
Je n'ai qu'un mot à dire, monsieur ! Puisqu'il est question de contrat, tout ce que vous signerez, le major et vous, je le signerai...*
HECTOR
Ah ! toute ma vie pour ce seul mot.
Il lui baise la main.
* Olympe, Césarine, Hector.