‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 272 sur 285 · SCENE XII HECTOR, pnk GRUNSBERG · texte numérisé non relu

SCENE XII HECTOR, pnk GRUNSBERG

GRUNSBERG.

Enfin, le voila seul

HECTOR

Allons ! ça va bien... ça va très bien... (Gmnsberg; qui est

entré sur les dernières phrases, lui frappe sur lepaule.) Entrez ! CRli esl-

ce qui est là ?

GRUNSBERG.

C'est moi. jeune homme ! Je vous salue, jeune homme !

HECTOR

Monsieur, recevez mes compliments distingués !

GRUNSBERG.

Vos compliments sur quoi, monsieur ?

Comme il vous plaira, monsieur. N'ayant pas l'honneur de vous connaître depuis fort longtemps... je vous fais compliment sur la première chose venue... sur la politesse de votre accueil, si vous voulez.

GRUNSBERG.

On me nomme Grunsberg, monsieur.

HECTOR

Ah ! Grunsberg ! Mes compliments, monsieur.

GRUNSBERG.

Grunsberg, capitaine en retraite.

* Grunsberg, Hector.

-i ÈNE DOUZIÈME 383

HECTOR

Je m'en doutais, monsieur.

GRUNSBERG.

En 1807, j'enlevai une Tyrolienne... son mari voulut, faire le jaloux... je le tuai dans un duel à la carabine.

HECTOR

C'est une histoire des temps passe's... soit... je m'en régale volontiers.

G B D N SBEHG.

Deux ans après je fus aime' d'une Wurtembergeoise, laquelle était duchesse : elle me trompa pour un jeune homme qui avait des cheveux de votre nuance ! je le de'pèchai d'une botte î\ fond.

Permettez-moi de plaindre sa famille !

GRUNSBERG.

En Espagne, je me pris de querelle avec un alcade... à propos de sa maîtresse qui me trouvait de son goût.

HECTOR

Je veux croire qu'elle e'tait belle femme !

GRUNSBERG.

Magnifique, monsieur ; j'envoyai une balle de pistolet dans l'œil droit de l'alcade.

HECTOR

En un mot vous l'e'borgnâtes?

GRUNSBERG.

Je fis mieux... car il en mourut sur l'heure.

HECTOR

Vous avez la main malheureuse, à ce que je vois, monsieur?

C'est un inconvénient que j'ai en effet. Oui, monsieur, mais passons.

HECTOR

Volontiers...

GBUNSBEBG.

Vous venez, dit-on, pour épouser la fille du major.

C'est mon projet, oui, monsieur.

GBUNSBEBG.

Je comptais en faire ma femme, monsieur, mon e'pouse.

HECTOR

Je l'ai ouï dire.

GBUNSBEBG.

Je mets en fait, monsieur, qu'un homme qui depuis quatre années, dont une bissextile, s'étudie à iiler le parfait au vis-à-vis d'une dame... ne se laisse pas moucher par le premier venu.

HECTOR

Permettez, capitaine, le premier venu, c'est vous... puisque je suis le second.

GBUNSBEBG.

Jeune homme... quand on a jonché de maris malheureux toutes les capitales de l'Europe, quand on a chanté la -•:uedille sous toutes les latitudes.

HECTOR

Vous savez l'histoire, capitaine... La cigale ayant chanté tout l'été... etc.. quand la bise fut venue.

GRUXSBERG.

D'accord, monsieur ; mais autant aurait valu me prendre le nez entre le pouce et l'index.

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