‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 56 sur 285 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

LE ROI

Eh mais ! je ne sais pas trop. M. d'Albuquerque me donnait d'excellentes raisons; il me disait des choses d'un grand sens. Mon cher duc, pour fixer mes ide'es, veuillez donc m'e'crire tout cela en manière de plan. Quelques lignes seulement sur l'avantage de ma pre'sence dans ma vice-royauté de Portugal.

LE DUC

Mais, sire, je vous jure, en vérité', que je n'ai là-dessus que des idées fort ordinaires.

LE ROI

Non pas, non pas, mon cher duc, vous êtes trop modeste; ne me refusez pas ce service, je vous prie. Pendant ce temps-là je vais, sur la même question travailler avec Olivarès. Mettez-vous là, vous dis-je... (n m indique la table de

gauche. A Olivarès, montrant la table de droite.) Et VOUS ici. LE DUC, s'asseyant à part.

Sur la même question ! allons.

LE ROI, bas, à Olivarès.

Comment donc avez-vous laissé échapper ce maudit homme?

LE DUC, les observant, à part,

Ils entament la question.

OLIVARÈS, bas.

Sire, je n'y conçois rien. J'ai vu sortir le duc avec don Hiubos et ses hommes. Il faut qu'il ait trouvé moyen de les enfermer à sa place.

LE ROI

C'est le diable en personne.

Riubos passe la tète par la porte de droite; voyant le roi, il se retire

OLIVARÈS

Je l'ai parfois pensé.

LE ROI

Il m'exaspère ! Je donnerais une de mes provinces pour avoir un moyen de l'éloigner ce soir du palais avant qu'il ait emmené' la duchesse !

OLIVARÈS

Eh bien! sire?

LE ROI

Eh bien ! cherchez ce moyen.

OLIVARÈS

Sire, je l'ai cherche'.

LE ROI

Et trouvez-le...

OLIVARÈS

Sire, je l'ai trouvé.

LE ROT

Ah!

LE DUC, à part.

Ils font de la haute politique.

OLIVARÈS

Mais puis-je compter que Votre Majesté ne me désavouera point?

Riubos montre une seconde fois sa tète. LE ROI.

Pourvu que vous réussissiez et que le duc ne coure aucun danger.

OLIVARÈS

Non, sire; voici ce que c'est...

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