‹ Theatre complet. --Chapitre 108 sur 318 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

()i> aperçoit dans l'antichambre deux ou trois valets de pied en riche livrée qui débarrassenl les hommes de leur paletot. Un maître d'hôtel en babil

noir et culottes courtes qui annonce. Une femme de chambre qui aide les femme- à rajuster leur toilette ou à mettre leur manteau. A la porte du boudoir à gauche, des invités des deux -e\cs se pressent, regardant avec curiosité dans le salon voisin.

LAUBANÈRE, VAUMARTIN, TIRANDEL, GHEVRIAL.

Laabanère et Vaamartin so?it debout près de la porte & gauche, Tirandel est

;'t demi pourhé s'ir uu fauteuil à gauche. — Au lever «lu rideau, on enteml dans le- galons à gauche un grand bruit d'applaudissements et .le bravos. Les personnages en —eue prennent part .'» cette démonstration.

A' A t" MARTI X .

Brava! brava! admirable! brava!

LAUBANÈRE.

Brava ! (se retournant vers Tiramiei.) N'est-ce pas, c'est vraiment très bien, très remarquable! Elle a beaucoup de talent, cette petite femme!

TIRA.NDEL, indifférent.

Ouais!

Chevrial, qui vient d'ôter sou paletot dans l'antichambre, entre par le fond. LAUBANÈRE, allant à lui.

Tiens! Ghevrial! vous arrivez trop tard, cher ami!

CHEVRIAL.

Bonjour, Laubanère! (A Tirandel, en passant devant lui.) Boil-

jour, ïirandel!

TIR AN DEL, lui donnant la main.

Vieil ami!

CHEVRIAL, à Vaumartin.

Bonjour, fleur des pois!

VAUMARTIN, affable.

Mon cher baron!

Pendant ce dialogue, des murmures flatteurs n'ont pas cessé île se faire entendre dans les salons, et à ce moment éclate une nouvelle salve d'aji plaadissements.

CHEVRIAL, battant des mains.

Bravo! bravo! Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi applaudit-on?

LAUBANÈRE.

C'est la maîtresse de la maison, madame de Targy, qui vient de chanter avec Juliani.

CHEVRIAL.

Avec Juliani, le ténor"?

LAUBANÈRE.

Oui.

Oh! oh!

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