ACTE PREMIER
HENRI, la ramenant au milieu.
Je suis monte... J'allais entrer chez ma mère... la porte de la galerie e'tait entrouverte, mais la portière baisse'e... J'ai entendu qu'elle marchait el qu'elle se parlait tout haut à elle-même, comme cela lui arrive souvent... quelques mots, sont venus à mon oreille... « Quel remords! disaitelle. Oh! mon 1 >i«u. quel remords!... quel fardeau!... Je ne pourrai pas... J'y succomberai ! » Voilà ce que j'ai entendu... >■[ alors ce que le docteur nous disait il y a quelques minutes m'est revenu à l'esprit... et je ne puis te dire.., je n'ose pas te dire quelle horrible pensée s'est dressée tout à coup devant moi!
MARCELLE
Mon ami... je t'en prie... mon cher ami... voyons, dismoi!
Eh bien!... puisqu'elle parle de remords... elle serait donc coupable !... de quelle faute?... Envers qui'?... Cette mort soudaine de mon père, si elle avait été' amenée par quelque affreuse découverte... si j'avais tort d'aimer... de respecter ma mère... si elle n'avait pas été une honnête femme ?
Madame de Targy, qui a <lej»ui-s quelques minutes soulevé la portier,- .i.-
droite >-l qui ,, te. pousse un cri que Marcelle répète èomme malgré
elle en recalant d'effroi. Madame de Targy s'élance ver» son rils.
H8 UJS ROMAN PARISIEN