‹ Theatre complet. --Chapitre 185 sur 318 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

AMBROISE, puis TIRANDEL, VAUMARTIN, LAURANÈRE.

AMBROISE, derrière la table.

El pas un petit mot de remerciement pour tout le tracas que je me donne depuis ce malin, pour son agrément... Comme si c'était pour moi, son hôtel... comme si c'était pour moi, son souper... et sa musique... et ses demoiselles... (n se

verse un verre de madère.) A la santé, Sale être !... (La porte de gauche est ouverte par un domestique, qui introduit Laubanère, Tirandel, Vaumartin et deux ou trois autres invités.) Oui... par ICI... messieurs,

s'il vous plaît !... Monsieur le baron va venir... Il prie ces messieurs de l'excuser s'il les reçoit dans la salle à manger, mais le petit hôtel n'ayant été acheté que ce matin, on n'a encore pu meubler qu'une ou deux pièces.

LAUBANÈRE.

C'est déjà très joli, en si peu de temps.

Ambro'?e se retire.

Y AU MARTIN, regardant.

Mais il est délicieux, ce petit hôtel!... C'est un rêve d'Italie, n'est-ce pas?

TIR AND EL, ironique.

Oui, brise du soir !

LAUBANERE, regardant l'appartement.

Diable ! mais ça ne doit pas être bon marché, ce baen retiro!... Il faut que notre ami soit rudement épris de sa bayadère pour lui faire un cadeau pareil... Car, en général, il ne donne pas ses coquilles, Clievrial !

VAD MARTIN.

Mais ça s'est donc décidé tout de suite ?... Comment?...

Je ne sais pas... je ne connais pas l'histoire... J'ai été invité comme vous, cet après-midi, et me voilà!... Mais dites donc, en fait d'histoires... ce malheureux Juliani... hein ?

VAUMARÏIN.

Est-ce que c'est confirmé ?

LAUBANÈRE.

Parfaitement... on me l'a dit à L'ambassade. Ils s'étaient

tous embarqués à New-York... sur le Fulton, pour la Nouvelle-Orléans... et ils onl brûlé en mer... pas une épave de sauvée... rien !

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