V AU MARTIN
Mais, dites donc, ce ne serait pas d'une délicatesse exquise, ça, de la part de notre ami.
EAURAXÈRE.
Ça vous étonne?
TIRANDEL.
Ce brave Chevrial... U est plein d'esprit, de mérite, de talent , mais sec, très sec, extrêmement sec.
LAUBAXÈREà
Ça n'est pas par le cœur qu'il brille... Je l'aime bien, Chevrial;.. mais, au fond, c'est un reître !
VAUMARTIN.
Mon Dieu ! il a de très brillantes qualite's, très brillantes... mais enfin, je ne peux pas me dissimuler non plus qu'au fond c'est un vilain type !
TIRANDEL.
Et qui ne s'en cache pas. Regardez sa tête! Il a une tète de bapne, cet animal-là.
VAUMARTIN et LAUBANERE
Une tète de bagne... c'est ça !
Ils rient tous trois en répétant le mot : « Tète «le bagne! » Puis se taisent brusquement en apercevant Chevrial, qui parait au foml.
TIRANDEL.
Ah! le voilà ! — Bonjour, vieil ami!
LAUBANERE, allant à Chevrial.
Mon cher baron !
VAUMARTIN.
Mon cher amphitryon?
CHEVRIAL, leur serrant la main.
Bravo! bravo! c'est aimable, ça! Tout de suite, comme cela, au pied Levé!
LAUBANERE
Comment donc!... trop heureux!... enchante's!
TIRANDEL.
Vieil ami !
VAUMARTIN.
Toujours à vos ordres, baron !
LAUBANERE.
Mais... recevez nos compliments, cher ami... c'est un