‹ Theatre complet. --Chapitre 187 sur 318 · V AU MARTIN · texte numérisé non relu

V AU MARTIN

Mais, dites donc, ce ne serait pas d'une délicatesse exquise, ça, de la part de notre ami.

EAURAXÈRE.

Ça vous étonne?

TIRANDEL.

Ce brave Chevrial... U est plein d'esprit, de mérite, de talent , mais sec, très sec, extrêmement sec.

LAUBAXÈREà

Ça n'est pas par le cœur qu'il brille... Je l'aime bien, Chevrial;.. mais, au fond, c'est un reître !

VAUMARTIN.

Mon Dieu ! il a de très brillantes qualite's, très brillantes... mais enfin, je ne peux pas me dissimuler non plus qu'au fond c'est un vilain type !

TIRANDEL.

Et qui ne s'en cache pas. Regardez sa tête! Il a une tète de bapne, cet animal-là.

VAUMARTIN et LAUBANERE

Une tète de bagne... c'est ça !

Ils rient tous trois en répétant le mot : « Tète «le bagne! » Puis se taisent brusquement en apercevant Chevrial, qui parait au foml.

TIRANDEL.

Ah! le voilà ! — Bonjour, vieil ami!

LAUBANERE, allant à Chevrial.

Mon cher baron !

VAUMARTIN.

Mon cher amphitryon?

CHEVRIAL, leur serrant la main.

Bravo! bravo! c'est aimable, ça! Tout de suite, comme cela, au pied Levé!

LAUBANERE

Comment donc!... trop heureux!... enchante's!

TIRANDEL.

Vieil ami !

VAUMARTIN.

Toujours à vos ordres, baron !

LAUBANERE.

Mais... recevez nos compliments, cher ami... c'est un

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