‹ Theatre complet. --Chapitre 247 sur 318 · H U G 0 S NET · texte numérisé non relu

H U G 0 S NET

A propos de correction et d'incorrection, j'avais là. il y a quelques minutes, madame, une personne qui n'a pu voir votre portrait sans une grande émotion.

Comment! Qui donc ?

HUGOXNET.

Une jeune femme qui s'est trouvée en même temps que vous, il y a quelques années, à Luchon, et que votre honte' a tirée d'une situation bien pénible... un soir... au Casino...

\i:ïT. PREMIER .1 1: \ \ k E .

Oui... je nie souviens très bien... une demoiselle I. '-(lieux, n'est-ce pas?... Gomment, elle était là aujourd'hui! Vous vous rappelez, commandant, cette pauvre demoiselle à qui personne ne voulait faire vis-à-vis... je vous ai conte cette histoire, el 5 loi aussi, Maurice !

MAURICE

Parfaitement, el dans cette circonstance -là, ma petite

sa m-, lu f< - très bien conduite, n'est-ce pas, Robert?

R 0 B I". i: i . arec cène.

Oui, c'était 1res bien, certainement... très charitable...

Mais?...

ROBERT, Eonriaat.

Mais peut-être la charité n'était-elle pas très bien placée,

si j'ose me permettre de le dire.

HUGONNET, à part

Ah! comme lu me déplais, toi, mon bonhomme, va !

Ça m'est parti, que voulei-vous? i\ qu'est-elle devenue, monsieur Bugonnet, cette pauvre fille? Elle filait figurante ou danseuse h l'Opéra, je crois?

Kh bien, madame, vous lui avez porté bonheur... elle se conduit très bien, maintenant; elle va même se marier...

Ali! que ça me fait plaisir!... Voyez-vous, commandant, qu'ell»* n'était pas si mal placée, ma charité?

MAURICE

D'abord, toutes les charités sont bien placées !

344 CHAMILLAC

HUGONNET, à part.

Gentils, Ces deUX-là! (On ?onne. — Haut, à Jeanne.) Ne VOUS

dérangez pas, madame : j'ai dit de ne pas recevoir.

JEAN N E

Pardon, cher monsieur, mais ça doit être ma tante.

HUGONNET, ennuyé.

Ah!

JEANNE, timidement.

Et mon oncle.

HU30NNET.

Ali! a pari Ah! mon Dieu!

Page 1