ACTE PREMIER
votre beau talent à reproduire les traits d'une nièce 'i111
m'est chère... J'avais le plus ardent désir de pénétrer dans ]<• sanctuaire, et j'ai saisi, monsieur, avec le plus vif empressement...
HUGONNET
Vous me per ttez de continuer, monsieur?
Il se rassied.
LA BABTHERIE.
Je VOUS en prie !... (il poursuit derrière le dos «le Hogotmet.] Mes
occupations à la Chambre absorbent en général toutes mes journées... mais c'est aujourd'hui mercredi et nous n'avons pas de séance... j'ai pu, par hasard, m'échapper un instant du sein de la commission douanière, dont j'ai l'honneur de faire partie, et j'ai saisi, avec le plus vif empressement...
CLOTILDE
Pardon, mon ami, vous oubliez que ces dames attendent là, dehors...
LA BARTHERIE.
Ah! c'est juste... et je compatis à leur légitime impatience.
CLOTILDE, à Huironnet.
Cher maître, vous allez me maudire une fois do [dus... mais deux de mes amies, qui l'ont partie de notre comité, et auxquelles il m'est difficile de rien refuser, la comtesse de Vadres et la baronne d'Alipers... grandes admiratrices de voir»- talent... m'ont tellement suppliée de vous les présenter que je n'ai pas osé dire non... Mais auparavant, j'ai voulu vous en demander la permission à mains jointes... Elles sont là, dans votre antichambre.
HUGONNET, arec un froid désespoir.
Ah! mon Dieu, madame... faites-les entrer.
Maurice s'élance pour ouvrir la porto.
346 CIIAMILLAG
CL0TILDE.
Pardon, je crois qu'elles ont avec elles le secrétaire de notre comité, M. Car ville, un jeune homme plein de goût, du reste et pas encombrant du tout, pauvre garçon!...
HUGON.NET
Oh! madame... un de plus...
OLOTILDB.
Vous êtes la honte même !
JEANNE, à part.
Pauvre homme!